LeS ChRoNiQuEs Du LaRvAiRe
"Les deux ailes en avant !" 
 

Lundi 31 octobre 2005

J'ai été assistante sociale pendant quarante ans. Et voilà ce que j'ai retenu : on est tous fait de la même pâte humaine. Nous sommes tous semblables et tous différents...

J'ai vu l'injustice humaine.

Comme tout le monde je suis fascinée par la beauté, l'intelligence... mais ce qui compte, en fin de compte, c'est

la bonté...

31/10/2005

par Le larvaire publié dans : valeurs
Dimanche 30 octobre 2005

Me voici seul avec mon corps.

Pourrai-je un jour atteindre le concept de l'organisme, ce grand tout de milliards de milliards d'unités qui ignorent tout de la loi qui les régit ?

Il méprise les choses du corps, les choses du "petit moi". Mais le petit moi est aussi grand que le grand, aussi insaisissable. Il dit que le sexe n'est pas le plus important dans une relation. Enfant gâté ! Vois le handicap, vois la vieillesse, vois l'indifférence ou la répulsion qu'aucun trait d'esprit ne peut pourfendre. Les sentiments s'égrènent avec les squames...   Nous avons dix fois plus de procaryotes que d'eucaryotes dans le corps, si bien que quand je lui fais l'amour, il serait plus juste de dire que nos flores commensales s'unissent par l'aboutement de nos tubes digestifs...

Et puis-je dire, si la majeure partie de mes cellules ont laissé place à des tissus nouveaux, que je suis encore le même qu'il y a sept ans ? Il s'agit là de notre seul purgatoire, l'oubli dans l'apoptose...

par Le larvaire publié dans : l'ectopique
Dimanche 30 octobre 2005

- Combien de fois as-tu tenté de te suicider ?

- En imagination ? chaque matin. En réalité ? Jamais. J'aime trop mon corps, mon précieux héritage...

par Le larvaire publié dans : l'ectopique
Mardi 25 octobre 2005
 
Dans la gazosphère
 
 
 
 
 
 
Il n’est pas de combat plus difficile que de lutter sans arme contre un ennemi gazeux. Toute la difficulté du devenir est de trouver le juste compromis entre l’oubli –pour survivre- et la mémoire –pour le sens et la perspective, et le plus jamais ça. Les lectures se superposaient à ses pensées, labourant sa terre souillée, bêche la charrue pour retrouver la ligne, orthodoxie de la conscience pour devenir esprit fort dans demeure inexpugnable. La fuite, c’est la tête dans le sable, pas la tête sous l’eau. Noyer l’enfant, noyer l’enfant comme les chatons, ou lui briser la nuque sèchement.
 
par Le larvaire publié dans : l'ectopique
Samedi 22 octobre 2005

mieux vaut rire de tout que vomir partout ...

par Le larvaire publié dans : Vérités
Vendredi 21 octobre 2005

Le vouloir

est un mur

et non une marche.

par Le larvaire publié dans : Vérités
Vendredi 21 octobre 2005

Sois indépendant !

Tu es trop et trop peu.

Peu d'indépendance, trop de matière.

Dans un sol dur on ne sème pas la graine.

par Le larvaire publié dans : PHILO-SOPHIE
Vendredi 21 octobre 2005
 
Un maître m'a dit :
" La connaissance emprunte le chemin suivant. Vous êtes d’abord inconsciemment incompétent, vous ne savez rien et ça ne vous dérange pas le moins du monde car vous n’avez aucune conscience de votre ignorance. A l’issue des hasards de la vie, vous vous apercevez de votre lacune… Vous devenez ainsi consciemment incompétent : je ne sais pas, je le sais, mais je voudrai bien savoir. La nature étant ainsi faite qu’elle a horreur du vide, le trou doit être comblé. Vous allez donc vous renseigner, apprendre, lire, analyser jusqu’à absorber tout ce qui concerne le domaine inconnu. A force de patience et de maîtrise vous devenez consciemment compétent. Lorsque toutes les connaissances ont été parfaitement intégrées, lorsque tout est acquis et devient inné, vous voilà inconsciemment compétent.
Au cours de ce processus, quand une nouvelle connaissance se rajoute, à condition qu’elle ne soit pas réductrice, souvent par la destruction d‘une plus ancienne que vous croyiez bonne mais qui s’avère totalement erronée, de nombreuses perturbations vous animent et créent des conflits identiques à ceux qui poussèrent nos ancêtres à tuer Galilée lorsqu’il voulut faire savoir que la terre était ronde. Une nouvelle connaissance est souvent bien longue à triompher… Voilà pourquoi dans toute acquisition de savoir se niche le stress, les valeurs sont dérangées, les anciennes croyances sont mises à mal, le savoir en déroute, car il y a toujours quelque chose de plus à savoir que l’on croyait bien connaître. "
Moi, ce qui me dérange le plus dans l’apprentissage de la vie, et on ne peut pas faire mieux comme école, c’est que je ne pourrais jamais appréhender la grandeur du mot " infini " !… Je sais, la question peut paraître absurde mais quand je me mets à ma fenêtre, pas assez souvent je l’avoue, et que je regarde les étoiles, je n’arrive pas à me dire que c’est infini… Je ne sais pas du tout ce que ça signifie car je suis incapable de l’imaginer ! Pareil dans l’autre sens car si je suis incapable de pouvoir apprécier l’infiniment grand je le suis tout autant de l’infiniment petit. Il paraît, en plus, que l’infiniment petit contient l’infiniment grand… Il n’y a qu’à observer la structure des atomes et aller infiniment au-delà pour s’apercevoir qu’un univers se cache dans la plus petite partie de ce qui le compose… Je sais, on a du mal à y croire…
par Le larvaire publié dans : l'ectopique
Mercredi 19 octobre 2005
Vaut mieux en rire
que de s'en foutre...
par Le larvaire publié dans : Vérités
Mercredi 19 octobre 2005

J'ai tout vu

mes rêves mes souhaits

je peux tout revisiter

en vouloir plus serait de la gourmandise

je sais ce que je suis

je sais ce que je serai

je sais tout des paramètres

J'ai vingt-quatre ans

et je me sens si vieux...

par Le larvaire publié dans : l'ectopique
 
 
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