LeS ChRoNiQuEs Du LaRvAiRe
"Les deux ailes en avant !" 
 

Lundi 26 septembre 2005

Non, non, ne pleure pas,

car sinon

tu vas te noyer dans une mer de larmes...

par Le larvaire publié dans : l'ectopique
Dimanche 25 septembre 2005

Ma peau idoine : la barrière entre moi et le non-moi -le monde. Mais il est un trou dans la peau, font hernie colère violence méprise indifférence et négation - la fécale médiocrité - combien de purgatoires pour une seconde de pureté ? combien de silences pour croire au mystère ? La mécanique intrinsèque de l'âme est-elle soumise aux éoles et aux zéphyrs ? Minerais bradé pour un homme sans valeur, leurre consenti pour une odeur plus précieuse que le parfum - l'odeur du temps- les tempes battantes et le coeur agité - le plancton surnageant trouble ma vision de l'avenir.

par Le larvaire publié dans : l'ectopique
Mardi 20 septembre 2005
Prière pour s'endormir d'un poète Persan: Rumi Jalaluddin
 
Je suis mort comme une pierre
et suis devenu une plante.
Je suis mort comme une plante
et me suis levé comme un animal et j'étais humain.
De quoi pourrais-je avoir peur?
Puisque j'ai été moins dans la mort ?
Pourtant une fois encore je devrai mourir humain,
Pour monter à la rencontre des anges dans le ciel.
Et quand je sacrifierai mon esprit d'ange
Je deviendrai ce que nul esprit ne pourrait concevoir.
Mardi 20 septembre 2005

« C'est pas par les raves mais par les pédés que le crystal entre en France. »


Didier Lestrade, Libération, 19/08/05.

Lundi 19 septembre 2005
Les Béatitudes (Matthieu 5, 1-12)
Heureux les pauvres en esprit,
car le Royaume des Cieux est à eux.
Heureux les doux,
car ils recevront la terre en héritage.
Heureux les affligés,
car ils seront consolés.
Heureux les affamés et assoiffés de la justice,
car ils seront rassasiés.
Heureux les miséricordieux,
car ils obtiendront miséricorde.
Heureux les cœurs purs,
car ils verront Dieu.
Heureux les artisans de paix,
car ils seront appelés fils de Dieu.
 
 
par Le larvaire publié dans : l'ectopique
Dimanche 18 septembre 2005
Il y aurait fort à écrire sur la psychanalyse des salles de musculation...
Alors que je jouissais de l'anonymat et de l'esseulement, voilà que je vois deux jeunes filles dont les regards et les rires m'indiquent qu'elles me connaissent.
Plus tard, un musulman obèse est venu me demander comment utiliser les appareils. Il souhaitait savoir s'il était commun d'avoir la sensation de déchirure imminente de la corde tendineuse.

par Le larvaire publié dans : l'ectopique
Dimanche 18 septembre 2005

La communication en boîte de nuit se résume pour les femmes à "est-ce que tu mouilles ?" et pour les hommes à "est-ce que t'es pédé ?"

par Le larvaire publié dans : l'ectopique
Dimanche 18 septembre 2005
Quand le pénis (trop) court n’est pas si petit…
 
 La sensation d’avoir un pénis trop court hante plus d’un homme dès la période pubertaire. Avec le temps et l’expérience, la situation s’apprécie de façon plus mesurée, mais chez certains sujets, la hantise tourne à l’obsession au point de susciter des troubles sexuels et de déboucher sur des exigences qui ne sont pas toujours réalistes. Toujours est-il que certains hommes en viennent à demander le secours du chirurgien de façon à les délivrer du syndrome du «micropénis» qui porte atteinte à leur virilité.
 
 Une prise en charge non chirurgicale parvient le plus souvent à les guérir, comme en témoigne une étude dans laquelle ont été inclus 92 malades atteints du syndrome précédemment évoqué. Les antécédents, la durée des troubles et les habitudes sexuelles des participants ont d’abord été précisés. Un questionnaire spécifique, en l’occurrence la forme courte de l’International Index of Erectile Function a ensuite été rempli. Un andrologue a quelque peu «paterné» les patients avec un discours centré sur l’éducation sexuelle, cependant que la longueur et le diamètre de la verge étaient mesurés à deux reprises, à l’état le plus flaccide possible, puis en état d’extension complète. Ensuite, un signal fort a été émis et réémis, à savoir qu’un pénis flaccide ou étiré à l’extrême, de longueur comprise entre 4 et 7 cm, devait être considéré comme normal.
 
 Les 92 participants se plaignaient au départ d’être porteurs d’un pénis trop court. Parmi eux 66 (71,7 %) considéraient que l’anomalie n’existait qu’au repos. Les autres (n=26 ; 28,3 %) estimaient qu’elle perdurait lors de l’érection. Il n’existait cependant aucun dysfonctionnement érectile. Selon les critères anatomiques précédemment définis, en aucun cas, on ne pouvait parler de «micropénis», preuves à l’appui. La plupart des sujets surestimaient les valeurs normales de l’organe érectile par manque d’information. Au terme de la prise  en charge assimilable à une psychothérapie de soutien, c’est le soulagement, premier pas vers la guérison qui  a dominé et, dans la plupart des cas, l’idée fixe s’est éloignée.
 
 Face à un syndrome du pénis (trop) court, il convient de raison garder. Une démarche critique et objective, avec mesures itératives de l’objet du délit, s’avère nécessaire et suffisante pour triompher des fantasmes et éviter le recours à une chirurgie qui n’est pas dénuée de risques, dans un contexte où l’anxiété inutile et les complexes anciens dominent.
 
 Dr Philippe Tellier
 
 
 Shamloul R et coll. : “Treatment of men complaining of short penis.” Urology 2005 ; 65 : 1183-1185. © Copyright
 2005 http://www.jim.fr
par Le larvaire publié dans : l'ectopique
Mercredi 14 septembre 2005

En français on dit : "il est pédé".

En langage homophobe on dit : "c'est un pédé".

Voilà toute la différence...

Mardi 6 septembre 2005
LES GRANDS PROCESSUS A L’OEUVRE DANS LA GENESE DES TROUBLES
 
Interactions précoces, attachement, estime de soi
Pour se sentir exister chaque être humain doit être assuré d'une
estime de lui- même suffisante. Cette estime de soi naît, se
construit et se maintient dans le rapport à autrui, dans l’estime de
l’autre Les modalités d’interactions précoces, la valeur donnée par
l’entourage aux comportements et les modes de réponse qui en
découlent ont un rôle essentiel dans la construction et le maintien
de l’estime de soi.
 
Comme nous le rappelle la théorie de l’attachement (Bowlby), le
nourrisson est aux prises avec deux besoins en apparence
contradictoires : un besoin essentiel de proximité associé très
vite à un besoin d’explorer l’environnement .La possibilité
d’accéder à une autonomie d’action mais aussi de pensée,
adéquate en fonction de l’âge, et la construction de l’estime
de soi sont très liées au type d’attachement.
 
Un attachement sécure se met en place lorsque le nourrisson
expérimente qu’il peut compter sur son parent quand il a besoin
d’être consolé ou réconforté. Ainsi se construit chez le nourrisson
l’image d’un autre fiable en même temps qu’une image valeureuse de
lui-même. On trouve ici les prémices du lien entre estime de soi et
estime de l’autre. Dans ce cas la capacité de se séparer et
d’explorer l’environnement sera facilitée par cette image de
fiabilité.
 
Un attachement insécure (angoissé ou ambivalent) se met en place
lorsque le parent témoigne d’une certaine attention mais manque de
disponibilité, varie dans ses réponses sans justification
compréhensible pour l’enfant, présente des attitudes imprévisibles.
L’enfant n’est pas sûr de pouvoir toujours compter sur le parent ni
de compter pour lui. Dans ce cas la capacité de se séparer et
d’explorer l’environnement est problématique.
 
Un attachement évitant se constitue lorsque le parent est agressif
et méprisant de façon régulière. L’enfant est sûr de ne pas pouvoir
compter sur le parent ni de compter pour lui. L’enfant tente de
s’organiser pour survivre face au modèle de rapport de force qui
lui est offert en évitant d’exprimer ses émotions et ses besoins.
Des dysfonctionnements organiques (biologiques, génétiques,
traumatiques…) peuvent jouer un rôle majeur dans la genèse de
troubles du comportement. Ces dysfonctionnements rendent d’autant
plus nécessaire un soutien adapté à la gestion des interactions.
 
Emotions et troubles du comportement
 
Toute relation est porteuse d’un risque de perte d’amour et d’un
danger d’attaque de l’estime de soi, dans la mesure où elle mobilise
la question de la différence (représentée par la différence des
places, des points de vue, des besoins, des désirs …). C’est à
travers des conflits (externes et internes)qui génèrent des émotions
que l’enfant poursuit la construction de son estime de lui-même.
Les émotions naissent dans le corps (Damasio). Elles peuvent se
mentaliser et se traduire alors par des sentiments exprimés
verbalement ou sous forme de comportements .Les émotions peuvent
aussi se traduire directement par des comportements sans passer par
une mentalisation.
Les comportements sont donc en relation avec des processus
conscients et volontaires mais aussi avec des processus
involontaires et inconscients (ce terme renvoie à l’inconscient
Freudien et au refoulement qui le constitue mais aussi à des
émotions qui n’ont jamais été mentalisées).
 
- Un attachement sécure ne protège pas de la confrontation à une
angoisse d’abandon y compris par le parent (ce que l’on peut
traduire comme une perte de son estime), mais permet de disposer
d’outils de réappropriation de l’estime de l’autre sans perte de
l’estime de soi. Ce danger de confrontation n’est pas dans des
conditions d’attachement sécure au premier plan mais peut apparaître
du fait des circonstances. Après un temps de réaction plus ou moins
long, laissant dans l’intervalle le champ libre à l’expression des
émotions éprouvées, y compris sous forme de troubles du
comportement, l’enfant(adolescent) peut trouver dans ses expériences
antérieures un sentiment de sécurité suffisant pour faire face
seul, solliciter de l’aide ou accepter celle qui lui est proposée.
 
- Dans l’attachement insécure, face à l’imprévisibilité du parent,
l’enfant est lui-même en difficulté pour prévoir et anticiper.
L’angoisse de séparation et les troubles du comportement qui
l’accompagnent peuvent être décodés comme une tentative de maintenir
avec ce parent un lien perçu comme essentiel à la construction et
au soutien de l’estime de soi. Lors de confrontations ultérieures à
une situation d’insécurité, les émotions génératrices d’angoisse
d’abandon et d’attaque de l’estime de soi seront facilement activées
et se traduiront entre autres par des troubles du comportement.
L’enfant (adolescent) pourra accepter ou solliciter de l’aide mais
le fera souvent de façon maladroite ou déconcertante.
 
Dans l’attachement évitant les bases de l’estime de soi sont
gravement perturbées par la difficulté ou l’impossibilité à
accéder à l’estime de l’autre. Les relations ultérieures sont
marquées à priori non seulement par la méfiance et la crainte
d’être dominé mais par le désir de s’imposer à l’autre comme s’il
s’agissait de la seule façon de s’assurer de sa valeur, de sa
place et au-delà, de son existence même. L’enfant (puis
l’adolescent et l’adulte) aura tendance à décrypter toute relation
comme un rapport de force porteur d’un danger de disparition, et
s’organisera pour y faire face, tentant de prendre le pouvoir dés
que l’occasion se présente ou et en s’effaçant pour éviter la
confrontation d’où la fréquence et la gravité des troubles du
comportement.
Une proposition d’aide sera perçue comme un danger de prise de
pouvoir et l’attention portée par un tiers sera suspectée de
dissimuler d’autres objectifs que ceux énoncés. L’enfant
(adolescent) pensant qu’il ne peut compter que sur lui-même refusera
toute aide ou tentera de s’en libérer au plus vite.
Le trouble du comportement pourra témoigner de la tentative d’éviter
le danger (inhibition, fugue…), d’affirmer son pouvoir sur un plus
faible (racket, viol…), de résister à ce qui est perçu comme une
agression (un interdit de faire étant reçu comme un interdit
d’exister, un regard comme une provocation).
L’enfant(adolescent) peut aussi s’attaquer lui-même faute d’une
estime adéquate (conduites à risque, tentative de suicide…) ou comme
s’il témoignait ainsi d’une tentative de s’assurer d’un pouvoir
(anorexie mentale…) Le comportement résiste là d’autant plus à un
abord rationnel qu’il ne résulte pas d’une mentalisation.
Le temps de l’adolescence est particulièrement propice à une
réactivation des émotions qui n’ont pu trouver une expression
adéquate au cours du développement. Il n’est donc pas surprenant que
les troubles du comportement puissent s’y exprimer avec une
fréquence certaine quel que soit par ailleurs le type d’attachement.
Ces troubles semblent pouvoir se résoudre d’autant mieux que
l’adolescent peut mobiliser un sentiment de sécurité et s’assurer de
sa propre estime dans l’estime de l’autre c'est-à-dire qu’il est
porteur d’un attachement sécure. En l’absence d’un sentiment de
sécurité de base suffisant, c’est à la construction de ce sentiment
dans les relations du présent que l’on devra s’atteler. Ce travail
de soin est particulièrement difficile du fait d’une référence comme
automatisée aux expériences relationnelles antérieures qui entraîne
une résistance à toute relation d’aide.
 
Polycopiés des enseignants de pédopsychiatrie
 
 
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