Le bonheur est un appauvrissement, incontestablement.

Le bonheur est un appauvrissement, incontestablement.
Lorsque vous vous dépréciez auprès des autres, ils sont heureux de vous aider à vous revaloriser. Les connaissances amicales vous enduisent de boniments tel que "il faut d'abord s'aimer soi-même pour aimer les autres !".
Mais dès que vous vous affirmez, dès que vous revendiquez votre valeur et vos exigences, on tentera de gommer vos aspérités par des imprécations : "tu te sens supérieur" "tu es égocentrique" "tu n'as pas à vouloir changer les autres".
Morale : il vaut toujours mieux se déprécier (si possible avec humour), même si vous n'en pensez rien.
Lorsque ça ne marche pas avec quelqu'un, quatre-vingt dix pourcents des facteurs d'échec ne dépendent pas de vos qualités et de vos défauts intrinsèques, mais de l'histoire, des névroses et des attentes de votre partenaire, qui ne vous concernent en rien.
Ne culpabilisez donc pas de ne pas être à la hauteur.
Lorsqu'on vous adresse un reproche, avant de vous remettre en question, vérifiez toujours que celui qui le prononce ne l'adresse pas à lui-même. C'est très souvent le cas.
"Les gens n'aiment pas les serpillères. As-tu envie d'être une chose toute molle sur laquelle on s'essuie ? Si tu n'es pas satisfait de la qualité d'une relation, tu pars, tu t'astreins à ne pas appeler, c'est difficile au début, mais tu te fais violence et tout finit par passer. Lorsque tu en arrives à te déprécier, dis-toi que la méthode serpillère ne marche jamais."
L'erreur majeure, en amour comme dans la vie, est d'essayer de faire coincider la réalité avec nos rêves. Le rêve naît de la réalité et non l'inverse, et c'est là le secret du bonheur.