LeS ChRoNiQuEs Du LaRvAiRe
"Les deux ailes en avant !" 
 

Mardi 24 octobre 2006

 

L'orateur du jour était un type très grand, très maigre, chauve, d'un sérieux impressionnant – lorsqu'il tentait de placer un effet comique, ça faisait un peu peur. (...) il était professeur de neurologie à l'université canadienne.(...)

L'esprit humain se développait, expliqua-t-il, par création et renforcement chimique progressif de circuits neuronaux de longueur variable -allant de deux à cinquante neurones. Un cerveau humain comportant plusieurs milliards de neurones, le nombre de combinaisons, donc de circuits possibles était inouï – il dépassait largement, par exemple, le nombre de molécules de l'univers.

Le nombre de circuits utilisés était très variable d'un individu à l'autre, ce qui suffisait selon lui à expliquer les innombrables gradations entre l'imbécilité et le génie. Mais, chose encore plus remarquable, un circuit neuronal fréquemment emprunté devenait, par suite d'accumulations ioniques, de plus en plus facile à emprunter. Conscientiser ses blocages les renforçait, mettre à plat les conflits entre deux personnes les rendaient en général insolubles. Il enchaîna alors sur une attaque impitoyable de la théorie freudienne, qui non seulement ne reposait sur aucune base physiologique consistante mais conduisait à des résultats dramatiques, directement contraires au but recherché.(...) STOP, dit-il : chaque fois que nous ressassons notre passé, que nous revenons sur un épisode douloureux -et c'est à peu près à cela que se résume la psychanalyse-nous augmentons les chances de le reproduire. Au lieu d'avancer, nous nous enterrons. Quand nous traversons un chagrin, une déception, quelquechose qui nous empêche de vivre, nous devons commencer par déménager, brûler les photos, éviter d'en parler à quiconque. Les souvenirs refoulés s'effacent, cela peut prendre du temps, mais ils s'effacent bel et bien. Le circuit est désactivé.


Michel Houellebecq, la possibilité d'une île


par Le larvaire publié dans : PHILO-SOPHIE
Lundi 3 juillet 2006

Si tu restes enfermé ici

où rien ne commence et rien ne finit

tu as choisi de partir

...loin de la réalité...

tout ce que je croyais était le reflet de ma propre "réalité".

 

Je me suis replié sur moi-même

j'ai fui la réalité

comme toi aujourd'hui.

 

Ma douleur n'est plus la même que la tienne...

 

et puis

j'ai compris

que je voulais réaliser mon "avenir"

que je voulais continuer à vivre.

 

Sois tu continues à vivre à l'intérieur de toi-même

dans tes souvenirs et dans tes reproches

soit tu t'éveilles à tes propres souhaits, à ta propre vie.

 

Même si les gens te disent que tu es égoïste ?

-Oui.

Même s'ils ne comprennent jamais ce que tu as voulu faire ?

-Oui.

alors, pour réaliser ton souhait, suis-moi, et reviens parmi nous !

 

par Le larvaire publié dans : PHILO-SOPHIE
Vendredi 21 octobre 2005

Sois indépendant !

Tu es trop et trop peu.

Peu d'indépendance, trop de matière.

Dans un sol dur on ne sème pas la graine.

par Le larvaire publié dans : PHILO-SOPHIE
Mardi 1 mars 2005

Garder à l'esprit que l'essence d'une personne résulte tout autant de sa tendance naturelle -le concept de nature demeurant entre les eaux de la génétique et du conditionnement éducatif- que de son inclinaison, ie de son idéal et de la volonté qu'elle mettra en oeuvre pour y tendre.

Ainsi l'ipséïté d'une personne résulte de son arc et de sa flèche : si vous ne vous intéressez qu'à l'arc, vous manquerez de discernement. En poussant le raisonnement, on pourrait même affirmer que seule compte l'archée.

L'archée, c'est la capacité de l'homme à faire violence contre sa nature, car la nature nous pousse au médiocre...

Le larvaire

par Le larvaire publié dans : PHILO-SOPHIE
 
 
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