le sperme est-il casher ?

Publié le par F.

 

Le sperme est-il casher ?
Imaginez un homme qui tombe amoureux d'une juive très pratiquante. Tôt ou tard, un problème va se poser. L'homme sollicitera une fellation... Angoisse : sa compagne obtiendra-t-elle "l'aval" de sa religion ? Autrement dit, le sperme est-il casher ? Eh bien, la réponse est non. Pour les juifs, les fluides corporels sont sources d'impureté. D'ailleurs, même sans avaler, ça ne se fait pas.
De toute façon, quels que soient les dogmes, pratiques religieuses et bucco-génitales ne font pas bon ménage. Chez les cathos, ces dernières sont qualifiées de désordonnées. Idem chez les musulmans, pour qui la pénétration doit avoir exclusivement lieu dans l'orifice vaginal. Dans le protestantisme et l'othodoxie, par de consigne officielle. Quand au bouddhisme, il est plus subtil. On ne trouve pas d'interdit formel, mais de nombreuses règles qui ne facilitent pas les choses. Par exemple, dans le bouddhisme d'Asie du Sud-Est, les tabous sont liés à des protections rituelles. Le sommet du crâne étant habité par un gardien, il ne doit pas se trouver au-dessous de la ceinture. De fait, à moins d'avoir un très long pénis, ça complique les choses.
Si l'on veut se rabattre sur la sodomie, ce n'est guère mieux. On sait que les chrétiens ne se sont jamais remis de Sodome et Gomorrhe. Chez les protestants, il y a différentes écoles. Les pires sont ceux qui pénalisent la sodomie dans certains Etats des Etats-Unis (ainsi que la fellation d'ailleurs, même si les réelles condamnations sont rares). La sodomie est également proscrite dans le judaïsme. Même chose dans le bouddhisme tibétain, pas pour des raisons morales, mais médicales : car la médecine tibétaine prétend que c'est mauvais pour la santé. Dans l'islam, il semble que la sodomie hétérosexuelle ait été ordinairement pratiquée par les Arabes, mais c'est en raison des influences juive et chrétienne qu'ils auraient adopté sa condamnation.
A l'origine des interdits sexuels, on trouve souvent l'idée du "gaspillage" de la semence : si le sperme ne féconde pas un ovule, c'est que Satan l'habite (et la bite, ça tend...). Ce qui explique l'interdit quasi universel de la masturbation. Chez les catholiques, elle est proscrite à cause d'Onan, dit-on, condamné dans la Bible car il "laissait la semence se perdre à terre". La condamnation de la branlette est reprise chez les juifs. De même que chez les orthodoxes et les protestants : mais pas à cause d'un quelconque "gaspillage", plutôt parce qu'elle témoigne d'un échec affectif. Chez les bouddhistes, la masturbation n'est pas interdite, juste déconseillée car elle nuit à la méditation - ce qu'on peut comprendre.
Mais les "péchés" dont on vient de parler ne sont rien en regard de la pire des exactions : l'homosexualité. Dans l'islam, c'est le seul délit punissable par le feu. Abomination suprême : l'homme qui se comporte comme une femme. Pour les cathos, l'homosexualité est jugée "contre-nature". Dans l'orthodoxie, c'est moins la notion de "naturel" qui prime que la psychologie, car l'homosexualité y est perçue comme une fermeture sur soi. Chez les juifs, il y a condamnation par les ultrareligieux, mais cela n'empêche pas l'existence de synagogues gays et lesbiennes aux Etats-Unis. Quant au bouddhisme, il ne porte pas de jugement. Les plus tolérants sont peut-être les protestants, qui ont tendance à reconnaître l'homosexualité ; le summum, c'est ce pasteur anglais qui a subi, en 2001, une opération qui l'a transformé en femme... ce qui ne l'a pas empêché de continuer à dire la messe.
Passons maintenant à l'amour pluriel. Là-dessus, c'est vite vu, seul l'islam admet la polygamie. Plusieurs femmes, d'accord, mais attention, pas en même temps. Et il est interdit de dépasser 4 épouses. Ce qui n'empêche pas de se rabattre sur les concubines, accessibles en nombe illimité. Inutile de préciser que ce multipartenariat n'est pas symétrique : seul l'homme y a droit, la femme écarte les jambes et ferme sa gueule.
En résumé, pour tous les dieux, la sexualité se limite au couple hétérosexuel. Bon, maintenant qu'on en a fixé le cadre - coït vaginal entre un homme et une femme -, voyons-en les règles.
D'abord le lieu [...].
Deuxième étape, on éteint la lumière. [...]
Vient ensuite la question du contraceptif. Pour le pape on s'unit pour faire des gosses, et basta. Pilule et préservatif n'incitent qu'à la débauche. Chez les orthodoxes, c'est plus subtil : un couple sans enfant est mal vu, mais un couple qui fait des gosses tous les neufs mois l'est aussi. Implicitement, certaines formes de contraception témoigne d'un manque de confiance en Dieu. Seule protestants et bouddhistes ne condamnent pas la contraception.
Reste à choisir la position d'accouplement. On connaît l'aversion des missionnaires catholiques pour les postures "bestiales" qu'affectaient les "primitifs" ; d'où la position à laquelle ils ont donné leur nom. Même aversion dans la tradition hébraïque : "Lilith la démone" est un personnage qui a été chassé pour avoir humilié l'homme en se plaçant sur lui pour copuler. Certains juifs vont plus loin : "si un homme a des rapports sexuels debout, il risque les convulsions ; assis, les spasmes ; si elle est dessus et lui dessous, il sera sujet à la diarrhée", nous apprend encore David Biale. Sur ce terrain, l'islam est plus souple. Selon le Prophète, toutes les positions étaient admises, pourvur que la pénétration se fasse dans l'orifice vaginal. Encoreplus tolérant, le bouddhisme tibétain, qui préconise les positions les plus variées à travers la pratique du tantra.
Finalement, supposons qu'on finisse par s'accoupler tant bien que mal. Rest à aborder leplus religieusement possible la question de l'orgasme. Au moment de la jouissance, les catholiques sortent leur chapelet, vu que, depuis Adam et Eve, le plaisir sent le soufre. Moins culpabilisés, protestants et orthodoxes tolèrent le plaisir comme une "dimension de l'amour humain". Dans l'islam, la jouissance n'est pas une faute en soi, à condition de ne pas s'y adonner aux dépens du salut. Chez les bouddhistes, pas de culpabilité - le tantra utilise même le plaisir pour ouvrir la conscience - mais attention, pas d'orgasme non plus car "l'énergie sexuelle" doit être canalisée vers lespoints de chakra. Enfin, le judaïsme impose à l'homme de combler la femme. Pas par générosité, mais parce que, si la femme jouit la première, elle engendre un garçon. Et ne pas oublier que l'homme qui a éjaculé est dans un état d'impureté : douche obligatoire !
[...]
L'angoisse du morpion avant le coït.
Antonio Fischetti
 
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Publié dans l'ectopique

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Y
Bonjour, pour tout ce qui concerne le judaïsme , j'aimerais vraiment connaître vos sources parceque je n'ai vu que des informations fausses , notamment sur : avaler le sperme , la sodomie, les positions sexuelles interdites . Enfin le judaïsme n'a jamais ordonné de combler sa femme si ce n'est et uniquement pour la combler . La masturbation par le partenaire n'est pas interdite . L'homosexualité n'est pas interdite que par les ultrareligieux ( enfin ultra.... tout est relatif ...) .
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L
Très interressant... je me suis même permis de le piquer tellement ca devrais se savoir tout cela... cela rejoins aussi un peu la pensée de Nietzsche... il est évident que les gens qui ont théorisé le divin a tort mais qui l'ont théorisé n'était pas les plus beaux, les plus forts... mais bien les frustrés... je ne suis pas philosophe mais lisez Nietzche vous apprendrez que la morale judéo chrétienne est une morale de faible qui refuse le plaisir en le rejettant dans un autre monde.. faisant des gens qui jouissnet de la vie... pas dans l'extreme il s'entends... des moins que rien. Moralité Le divin est en nous et pas en autrui.
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S
Merci pour toutes ces infos !
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